« Ce n’est pas la rencontre qui est déterminante, c’est son contexte. »
Edwin et Baptiste se sont rencontrés sur les bancs du 77 rue de Villiers en Master MISC. Après avoir mené, chacun de son côté, des carrières spécifiques, ils se sont retrouvés professionnellement en 2021 pour lancer l’agence Choses Communes.
1. Pouvez-vous vous présenter brièvement et parler de votre poste actuel ?
Edwin & Baptiste : Nous sommes Edwin Mootoosamy Guillemané et Baptiste Bourgain, cofondateurs de Choses Communes, une agence de production créative spécialisée dans la conception et la réalisation de projets audiovisuels et événementiels.
Notre mission ? Donner forme aux idées en alliant rigueur de production, innovation et sensibilité artistique.
Edwin : J’ai un parcours atypique qui, après le CELSA, a mêlé recherche, entrepreneuriat et grands groupes industriels avec un point commun : l’innovation. Aujourd’hui avec Choses Communes je me sers de ces différents univers pour répondre de façon toujours plus pertinente aux besoins de nos clients.
Baptiste : De mon côté j’ai un parcours plus classique entre l’agence (Colorz) et le média (Fubiz). Ce que j’essaye d’amener au sein de Choses Communes c’est une approche pointue de l’image et de la narration pour donner de la puissance au propos.
Ensemble, nous formons un duo où créativité rime avec efficacité : une approche qui a séduit des agences aussi bien que des annonceurs (Club Med, Chaumet, Evaneos, Saint Gobain, Sciences po…)
2. Qu’est-ce qui vous a motivé à choisir le CELSA et quel parcours avez-vous suivi ?
Edwin & Baptiste : Nous sommes plutôt des outsiders du CELSA, ni l’un ni l’autre n’avons fait de prépa et nos trajectoires individuelles ont commencé loin des grands lycées parisiens. Pourtant, en intégrant le master MISC (promo 2011) nous avons trouvé un endroit où la curiosité règne et où nous avons été encouragés à apprendre ensemble.
Edwin : De mon côté le CELSA correspondait à un entre-deux, entre grandes écoles et universités, qui laissait de la place à l’exploration. Je n’avais à l’époque pas de plan de carrière et je me suis laissé guidé autant par l’originalité de l’approche théorique que par la singularité des profils qui en sortait.
Baptiste : Pour moi, le CELSA, c’était le bon choix parce que ça m’a permis de rencontrer des profils très différents, d’avoir un vrai cadre théorique, et surtout de faire le pont entre ma formation en droit et en sciences po, et mon envie d’évoluer dans les médias et la communication.
3. En quoi la formation au CELSA a-t-elle contribué à votre parcours professionnel ?
Edwin & Baptiste : Sans le CELSA nous nous serions pas rencontrés mais ce n’est pas seulement la rencontre qui est déterminante, c’est son contexte. Le CELSA a attisé notre curiosité, a développé notre sens de l’écoute et a consolidé notre capacité à faire. Trois dimensions que nous faisons vivre aujourd’hui à travers Choses Communes.
Le CELSA c’est aussi un réseau, nous avons eu la chance d’avoir une promo singulière très soudée. Nous sommes encore en contact avec la plupart de ses membres et nous travaillons quasi-quotidiennement avec certains.
Le CELSA nous a donné les clés pour faire de Choses Communes une agence où la créativité se conjugue avec l’efficacité, et où chaque projet est une aventure collective.
4. Avez-vous un conseil à partager avec les futurs étudiants ou une anecdote à raconter ?
Edwin & Baptiste : Une des notions que nous avons découverte au CELSA et qui nous a marqué l’un et l’autre c’est l’infra-ordinaire de Georges Perec.
« Ce qui se passe chaque jour et qui revient chaque jour, le banal, le quotidien, l’évident, le commun, l’ordinaire, l’infra-ordinaire, le bruit de fond, l’habituel, comment en rendre compte, comment l’interroger, comment le décrire ? »
Lorsque nous avons cherché un nom pour notre aventure entrepreneuriale nous sommes repartis de ces textes de Perec et ce sont ces Choses Communes que nous avons voulu mettre en images.